Hello my friend
Salut poto
Rentre donc les infos que je t'ai fillé par email pour avoir la version crue
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Thessaloniki



Ptite routine arrivante du café frappé/chocopopo qui s’allient bien dans ma chambre d’étudiant. Je suis résident du basement, pendant que martin dort chez sa copine. On est un petit groupe de cinq stéphanois, dont deux couples très à gauche dans l’échiquier politique et ça me fais du bien pense-je. Y’a des trucs vraiment pas normaux qui se passent ici. Hier on a bu des bières dans un squat en centre-ville ou Martin avait son entrainement de boxe. J’aurai du y aller aussi mais j’étais fatigué avec la muscu, tel un petit branleur. Ça m’aurait fait bien suer, au lieu d’enchainer les binches et les clopes. Je suis à 2L par jour en moyenne et un paquet.. Je calmerai en Turquie, à première vue l’alcool y est cher. Le demi litre de Mythos est à 2e dans les squats et c’est ce qui leurs permet de payer l’électricité et de se faire virer moins vite. Le bâtiment appartient à l’église orthodoxe, ceux qui détestent toujours Judas, et avant ça elle le louait à l’état qui y tenait une école. Finances publiques en berne, les gérants ont supplié l’église de baisser leurs loyer de 200 euros pour qu’ils puissent s’en sortir. L’église a refusé et l’école a fermé. Ils possèdent une grande partie du foncier de Grèce et vivent comme des princes, ne payant que très peu d’impôts ou des choses de la vie quotidienne, se font rétribuer grassement à chaque intervention minime et sont à l’abri de toutes critiques sociétales de la part des grecs. Molotov pour les banques mais pas touche au curées. Elie, la copine de martin, travaille sur la république du mont Athos, le pied de montagne le plus somptueux de la péninsule de Chaikidiki, qui s’enfonce dans la mer à l’est de Thessa, sauf que cette saillie est une république indépendante de l’église orthodoxe grecque et les seuls présences féminines acceptée sur l’ile sont les poules et les chèvres. Pas de grognasses, que les popes tranquille à poils avec leurs lots d’allumées post junk ou petits ados à retourner du côté du foie. Mais personne semble critiquer ça tellement l’église à une place importante dans la société, la renier et la dénoncer serai se mettre à dos toute sa famille (et dieu aussi, mais c’est pas le sujet.) Puis je sais pas le pire entre avoir dieu à dos ou une famille grecque.

Hier on a bu des bières avec ce petit groupe plus un grand grec qui racontait que l’expérience de sa vie la plus folle était d’avoir escaladé une montagne en suivant des jolies filles qui l’encourageait, sauf qu’il ne savait pas escalader et qu’ils n’étaient pas assuré. Le meilleur moment de sa vie. L’autre était un vrai voyageur anar de Barcelone qui vivait avec deux euros par jours, dormais gratuitement chez les bouddhistes et nous démontrer des techniques de ju-jisu, l’art martial lâche des ninjas dans le seul but de tuer. Il était un peu flippant, il avait une lueur étrange dans ces yeux. Parti quand le squat fermait vers les deux heures, j’ai préféré rentrer tranquillement que de finir la soirée avec ces deux nouvelles têtes. Le squat attend une décision judiciaire pour la fin du mois, expulsion ou non. Ils à l’air de se passer pleins de choses intéressantes dans ces endroits, des cours culturels et gratuits pour les gens qui ne considèrent pas l’argent comme quelque chose de principal ou qui n’en ont pas.
Y’avais une meuf qui était à Athènes avec interzone playgroud et tieg. Ils m’ont répondu d’ailleurs, sa sera pas possible pour la carte mais je vais peut-être y passer tout de même. Puis traverser la mer jusqu’à Izmir. J’ai envoyé un mail à Mo pour cette histoire d’autostop en bateau. Je fais pas grand-chose ici, le site n’avance pas et il faut que je repaye plus pour que les serveurs de mon site pro puissent lire le php. Donc je sais pas trop quoi faire. Je vais faire les course pour une tortilla et ce soir on va à un concert de hiphop. Des grands bruits de bisous dans le couloir, c’est dérangeant. C’est les colocs erasmus. J’ai le temps d’une soirée fait part de cette communauté peu sensible aux changements géographiques.

J’avais un peu hésité avant d’y aller. Débarquer dans ces soirée sans connaitre personne au bout de cinq mois ou leur aventure a commencé, c’est une incruste compliqué. Mais de toute façon, la musique était trop forte et je pouvais rien dormir. Au début j’ai cru que ça venait du haut et suis allé taper à l’étage supérieur. Comme une buse, car c’était clair que la rituelle fête du mercredi se tenais dans la pièce commune. Je savais pas si mon statut de résident au basement était légal auprès du trop présent propriétaire des lieux. Il servait les bières et les sangrias, je l’ai pris pour un larbin avec sa tête toute chauve. Un peu magouilleur sur les bords, il possède ce complexe labellisé erasmus ou il fait payer des prix pas données pour une expérience toute comprise. Il a des stagiaires (filles) qui s’occupent de son biz et à chaque année aime bien se rapprocher d’une ou deux étudiantes étrangères. On était dans le basement, la cave suréquipé et graphité mollement, fumeuse, tise pas chère, babys et billards, jukebox multitude de canap à la 70’s show en deux grande pièces distinctes, le salon parfait pour passer un bon Erasmus en communauté. Y’avais des grecs qui s’étaient joins aussi. Sans Martin je suis resté avec le ghetto espagnol, tellement nombreux ici que s’était formé cette communauté auto identifié. Par exemple y’en a une qui était drôle mais qui ne parlait toujours pas un mot d’anglais.. Ils partaient le lendemain sur la route du sud avec le van 9 places que louait le proprio. J’ai beaucoup compatie avec le seul pauvre polonais qui a fait la route avec eux, parlant pas un mot d’espagnol je pense qu’il a passé un moment du voyage coupé de l’environnement à parler calmement dans sa tête. Comme de vrais espagouins, ils ont pas dormi avant de prendre la route. Je crois que deux personnes ne sont tout de même pas sorties pour garantir un minimum. Une meuf dont j’ai bouffé le nom et qui m’attirait, le sosie de Cristina la coloc espagnole de Cuq et Mélizan. Elle m’a payé pleins de joint d’une weed pas terrible qui m’a ramolli. J’étais arrivé en retard et avait pas picolé pendant que je skypais Ley. Retard sur l’ambiance, aucuns rapprochements avec Cristina. Ma faute, la weed. On s’est pointé devant la boite puis on est même pas rentré dedans. Le portier nous soulait pour pourtant, son évènement Erasmus avait attiré personne. On s’est calé sur les marches d’une église pour fumer des pétards. Puis allé chez l’argentin ou les espagnols avaient leurs habitudes, on a attendu le matin. On n’est pas voisin pour rien.

Ce soir on a un certain programme. On va tout d’abord prendre l’apéro au baisement car le coloc de martin (mon coloc ?!) rentre je ne sais ou demain matin. Donc un apéro Erasme ou je vais essayer de moins boire de bière et plus d’autre choses. Après un a un concert de hiphop dans un squat. C’est assez drôle d’évoluer dans ce climat stéphanois anar/coco avec des personnes plus jeunes que j’ai peut être déjà croisé mais jamais vraiment fréquenté. Ils sont conscients de choses et nous autres bourgeois de fils et filles de middle class nous devrions peut être en prendre note.. Finalement non, on va aller au metropolis, un autre squat ou on a bien squatté (ouai j’peux enfin utiliser ce mot a son bon escient !!! ) et concert et après on va voir les Erasmus et peut être finir en club avec eux.

2 :43, finalement c’est le soir ou j’ai le moins bu de la semaine. Tant mieux peut être. Le concert c’était pas mal, le collectif antifa avec pleins de rappeurs qui défilent, le problème c’est qu’ils rappaient en grec donc rien compris du tout à ce qu’ils racontaient (sauf le classique FUCK YOU USA, qui me fait toujours rire quand les mecs posent sur du son qui viens droit de là-bas.) Y’avais en début un vibrant hommage à Killah P le rappeur assassiné par l’aube doré, avec une reprise douce de My My Hey Hey. Pendant ces étalages de pensée politiques que je ne comprenais pas, j’ai pensé à Sainté et à ce que j’y avais fait, la route qui s’étend de toute part et la distance que finalement je suis seul à installer avec ma vie là-bas. J’ai médité pendant un moment, me coupant du reste et sa a été difficile de raccrocher le groupe franco grec en quête de contact politiques après ça. Rentré sans histoires, passé devant le basement ou quelques cadavres trainaient encore.




Such a long time gone