Putain de bordel de merde j'suis pas dans l'hôtel que j'ai réserver sur internet. Non mais merde, j’ai suivi le POI de google maps, j’ai demandé à la meuf qui m’a ouvert si elle avait bien reçu ma confirmation sur internet et elle m’a dit oui mais elle a rien du biter à ce que je lui disais, panorama hotel pareil, elle a rien du comprendre et elle a dit oui, et tout est marqué en ce putain d’alphabet cyrillique (que pourtant je commence à comprendre). J’avais vraiment froid aux pieds. Prix d’annulation = Une nuit. J’espère que je vais pas payer deux chambres d’hôtels.
Les gares bulgares sont des zones bizarres. A Bunovo, elle était fermé et l’on pouvait apercevoir des fenêtres que l’intérieur était complètement vide. Un mec est passé et je lui ai demandé pourquoi elle était fermé, il a souris et dit « it’s only a new painting, there’s no station. » Un leurre ou un futur investissement ? En même temps de placer un guichetier sur chaque stations de Bulgarie, qui sont extrêmement nombreuses merci à l’ancien régime, on voyagerait pas pour ce prix-là. C’est assez ridicule, hier pour faire bunovo-koprichtistcha j’ai payé 1,9 leva, soit 0,95cts d’euro. La pour aller a Plovdiv je sais pas combien ça va couter mais guère plus. Même si elle est un peu plus grande, la gare de kopré est déserte elle aussi. Elle reste ouverte et c’est assez appréciable, toujours le rude hiver dehors. Je pense qu’Ivo m’a piégé. Il m’a garanti que de kopré il y aurai pas de problèmes pour prendre le bus pour Plovdiv (alors qu’il n’y en a pas..) et que c’était un très jolie village (ça c’est vrai). La gare, autre bizarrerie, est à 15 km du village (alors qu’Ivo m’avait annoncé 2), j’ai commencé à pied et pris un stop pour entrer dans ce « village musée exemplaire de l’architecture bulgare ».
Le lieu entièrement enneigé était désert, presque tout était fermé, pas grand monde dans la rue, on se serait cru dans Final Fantasy (encore ?!) avec les maisons colorés et de forme originale, des gens passant avec écris sur leurs gueule pourquoi ils étaient dehors en ce froid et une phrase bulgare à répondre à mes questions, à laquelle je répondais toujours « Az ne razbiram bulgaski » suivi de deux sourires gênés. J’ai finalement trouvé un resto et me suis mis bien. Quand j’ai vu l’heure et celle du le train, il restait une heure, large. Je suis allé voir si un bus descendait à la gare, non. Je me suis placé à la sortie de la ville pour reprendre un stop pour la gare, une demi-heure a passé sans qui personne ne sorte de la ville et j’ai donc loupé le dernier train. Je me suis posté à l’autre bout du village et ai fait du stop pour Plovdiv pendant deux heures.
J’étais à la jonction des trois routes qui structurait le village, j’ai vu beaucoup de voitures mais point beaucoup sortait et toutes faisaient signe qu’elles restaient dans les environs. Beaucoup de chèvres, vaches et chevaux sont passé mais aucun ne m’a pris en stop. Les pieds gelé je me suis résigné à passer la nuit dans ce village. Petite erreur sur le choix de l’hôtel qui va peut-être me faire passer une double nuit à 20€ chacune. Durdur. J’ai trouvé une pizzeria ouverte ou je me suis assis à table avec les gérants et leurs copains qui ont encore parlé de France Bulgarie au qualifs du mondial 94 (à quoi je réponds que j’avais 4 ans et que je m’en souviens pas). J’ai pas compris grand-chose à leurs discussions enflammées. Y’a un gros problème d’emplois dans la ville, pas même de collège et donc tous les jeunes partent à Sofia. Une ville musée oui, plus adaptée aux besoins actuels qui sont loin de l’apaisement et la spiritualité que peut apporter ce genre d’endroit, niché entre les montagnes. Ça doit être très touristique l’été vu le nombre d’hôtels. Le gérant a hésité et puis m’a donné la carte bulgare avec les prix bulgare, ça m’a fait plaisir mais à la fin ils m’ont fait payé le prix de la carte anglaise. Rien dit, j’aurai du. Une maman m’a fait un peu de rentre dedans et le vieux Big Boss du Rakya m’a payé une autre bière. Un anglais mauvais et l’hiver tenace, -15° a vu de nez. J’ai envie d’aller au chaud. La chambre historique de la Luvidv House était froide. J’ai fait un peu de php, qui amènera mon site et mon blog vers de nouveaux horizons, et maté les 3 frères pour m’endormir.
Si j’ai des trucs à retenir, c’est que : il me faut des grosses chaussettes. Ivo a pas voulu que je trouve la grande ville tout de suite. J’en ai marre de l’hiver. J’aimerai que le monde parle anglais (ou français). J’ai été trop passif pour louper tout moyen de sortir d’ici et pour payer deux chambres d’hôtels (j’ai posé une réclamation gueulante mais pas sur du résultat). Les petits villages c’est cool et reposant mais la ville c’est plus marrant. Les transports Bulgares c’est pas très cher mais pas très efficace. J’vais relâcher un petit cham dans la gare.
Etrange. Alors que jusque-là tous les trains étaient déserts, celui-là est complètement blindé par pas mal de jeunes. Ils doivent rentrer de Sofia pour le weekend, quand les campagnes se repeuplent. J’étais pas tout seul à la gare enfaite mais j’ai quand même pu lâcher un ptit cham à l’extérieure de la gare, pour la postérité. La blague de l’Europe non-fumeur, hypocrisie. Les youngsters fument tous leurs clopes dans les interwagons, hier la pizzeria l’était, chez Ivo on en parle pas. C’est tombé l’année dernière et pas grand monde n’est d’accord, enfin, la modernité et le diktat du Bruxelles. On va retenir la modernité. Le pays est entièrement blanc, les branches des arbres autant que les remblais de roche. A priori Varna la ville balnéaire est complétement stoppé par la neige. Faut pas que je loupe Karovo.
J’ai lâché mon PC pour parler à deux jeunes sympa en face qui avaient un meilleur anglais que moi. Ils partaient tous de Sofia pour un petit bled ou avait lieu un concours de langue ; on leurs présente un texte dans un dialecte qu’ils connaissent pas du tout, genre mongol, et ils doivent faire des rapprochements avec les indices qu’on leurs donne et leurs répétitions de langages pour pouvoir donner un sens au texte. Un bulgare a été à l’origine du premier ordinateur numérique et était le pays qui a été choisis par Moscou pour se spécifié dans les recherches de l’informatique. Il en reste un sens mathématiques noble et poussé pour tout le monde et ces orientations de compréhension systémique, et aussi une des plus hautes densités de comptes Facebook par habitants. J’ai eu le temps de flâner à Kopri, la journée durant sans rien savoir de la ville et en regardant juste les maisons et leurs avis de décès affichées, puis de m’inquiéter pour me nuit. Une nuit d’hôtel en indépendance m’a pas fait du mal en sortie de chez Ivo, même aujourd’hui je sens qu’il m’a volontairement piégé. J’ai conforté ses habitudes que je trouvais étranges avec les locaux trentenaires de la pizzeria, tout foutre dans le poêle à bois, plastique, feuilles d’alu. Vider le cendar toutes les trois clopes. Faire trinquer le rakya toutes les deux descentes. Nasdrave pour la boisson des Balkans, meilleure que le raki turc.
J’ai loupé aucun train et ai eu le temps de déambuler très rapidement dans Karovo, ville dont je me rappelais avoir traversé en voiture avec le rockeur bourré. Pas grand-chose à y voir, dans le hall de gare un magasin étonnant vendant une dizaines de races différentes de graines de patates et énormément de clochards. Dans le train pour Plovdiv un mec trop raide m’a parler alors que j’écoutais ma musique et que je n’entendais pas, il s’est énervé et j’ai répété AZ NE RAZBIRAM BULGASKI une dizaine de fois avant que tout le wagon ne lui dise que j’étais étranger et se foute de sa gueule. Il s’est assis pas loin et c’est embrouillé avec le contrôleur. Je comprenais, fallait bien lutter contre le froid. Le pays était toujours tout blanc mais il faisait moins froid qu’à Korpi. Ce doit être plus chaud et ressourçant maintenant mais je suis content de m’y être arrêté la nuit. J’ai pas payé la deuxième chambre, l’hôtelier qui m’attendais n’a pas trop compris ce que j’avais tourné mais a admis que la carte était fausse et mon argumentation était indéniable.